Histoire d’Ollières

QUELQUES OLLIÉROIS AU CŒUR DE

LA PREMIÈRE GUERRE MONDIALE

François Carrazé, 2 août 2014

Le 30 juillet 1914 le Tsar Nicolas II décrète la Mobilisation Générale après que la Serbie ait été envahie par l’Autriche-Hongrie. Le 31 juillet, le socialiste Jean Jaurès est assassiné à Paris par un adhérant à un groupe d’étudiants nationalistes. Le 1er août l’Allemagne déclare la guerre à la Russie et adresse un ultimatum à la France.

Après que les cloches des églises et des campaniles de France aient sonné le tocsin, le décret de Mobilisation Générale du samedi 1 août 1914 est placardé dans les mairies et sur les places publiques.

Dès le 2 août, le petit village d’Ollières a renvoyé sa jeunesse des classes de 1887 à 1912 dans les régiments dont ils étaient réservistes après leur service militaire. Les plus jeunes, déjà enrôlés, ont été maintenus sous les drapeaux. La grande majorité des plus anciens a été rappelée dans l’armée territoriale, mais dans quelques cas, certains sont simplement restés à la disposition du Ministre de la Guerre. Tous les hommes sont mobilisés ; les chevaux, les voitures et les harnais nécessaires à l’Armée sont réquisitionnés.

Le 3 août 1914, l’Allemagne déclare la guerre à la France et à la Serbie. Le 4 août les troupes germaniques traversent la Belgique et arrivent en France ; la Grande-Bretagne déclare la guerre à l’Allemagne.

Les classes de 1887 à 1892

Entre 1887 et 1892, une douzaine de conscrits natifs d’Ollières figurent parmi les classes les plus anciennes qui reprendront du service en 1914 :

Classe 1887 : Chioux Eugène.

Classe 1888 : Chailan Marius, Moutte Albéric.

Classe 1889 : Florent Pierre, Trucy César, Villecroze Edouard.

Classe 1890 : Barthélemy François ; sa fiche d’incorporation manque aux archives.

Classe 1891 : Tivel Etienne.

Classe 1892 : Arnaud François, Barthélemy Louis, Fabre Victorin, Villecroze Marc. Ce dernier sera exempté de service militaire.

Les classes de 1893 à 1902

Ces classes sont celles des hommes qui ont au plus quarante ans à la déclaration de la guerre ; la plupart seront bien plus impliqués dans la bataille que leurs aînés.

Classe 1893 : pas de conscrit connu.

Classe 1894 : Fabre Jean-Baptiste, Coquillat Louis,

Villecroze Augustin sera réformé.

Classe 1895 : Florent Joseph, Florent Paul, Raspus Mathurin, Rebuffat François,

Revest Félix.

Classe 1896 : Barthélemy François, Cheilan Célestin, Fabre Jean-Baptiste,

Sumian Romuald.

Classe 1897 : pas de conscrit connu.

Classe 1898 : Arnaud Vincent, Fabre Léandre, Giraud Louis1.

Classe 1899 : Barthélemy Maurice, Raspus Jean-Baptiste, Sabatier Guillaume.

Classe 1900 : Fabre Baptistin, Rébuffat Vincent.

Classe 1901 : Barthélemy Raphaël, Coquillat Joachim, Fabre Léopold,

Moustier Xavier.

Classe 1902 : pas de conscrit connu.

Les classes de 1903 à 1913

Ces classes sont celles des conscrits qui vont terminer leur service armé à la veille du conflit, leurs périodes d’exercices pour les plus anciens,. Certains appelés n’auront pas le temps de défaire leurs bandes molletières.

Classe 1903 : pas de conscrit connu

Classe 1904 : Arnaud Pascal, Fabre Adrien, Rébuffat Achille

Classe 1905 : Coquillat Charles, Chioux Marius, Fabre Gabriel

Classe 1906 : Roux Henri

Classe 1907 : pas de conscrit connu.

Classe 1908 : Vérane Léopold, Fabre Alfred, Flayol Henri

Classe 1909 : Sumian Gabriel, Brémond Louis

Classe 1910 : Vérane Louis

Classe 1911 : Fabre Joseph

Classe 1912 : Truc Henri

Les classes de 1913 à 1922

Ces classes sont celles qui sont sous les drapeaux lorsque est affichée la Mobilisation, ainsi que celles qui seront incorporées durant le conflit armé. Dans bien des cas, les appelés ne rentreront dans leur foyer que bien après l’Armistice et même après la signature du traité de Versailles qui met fin à la Grande Guerre. Les conscrits des dernières classes quitteront la lutte contre l’envahisseur pour d’autres combats, ou ne rejoindront même pas leur affectation durant la période des hostilités. Certains seront même mobilisables en 1939.

Classe 1913 : Brémond Eugène, Chailan Alphonse, Vérane Fernand François.

Classe 1914 : pas de conscrit connu.

Classe 1915 : Chioux France Elie.

Classe 1916 : Chailan Alfred Marius1, Flayol Félix Antoine.

Classe 1917 : Brémond Marcel Joséphin, Magne Victor Marius, Verlaque Célestin Henri.

Reboul Bertin Gabriel2 sa fiche militaire n’a pas été trouvée.

Classe 1918 : Flayol Paul Fernand.

Classe 1919 : Magne Henri Augustin, Rébuffat Augustin Henri.

Brémond Etienne Paul sera réformé.

Classe 1920 : pas de conscrit connu.

Classe 1921 : pas de conscrit connu.

Classe 1922 : Fabre Justin Albert, Vérane Paul Joséphin Augustin.

Classe 1923 : Barthélemy Aimé Jean-Baptiste, Fabre Joséphin Joseph Gabriel, Vérane Joachim Louis Henri.

1 Né à Ollières le 15 octobre 1896, fils de Marius Joseph, cultivateur à Ollières, et de Joséphine Augustine Verlaque. Marié à Ollières en 1921 et décédé à Saint-Maximin en 1974. Sa fiche de mobilisation figure sous le patronyme Cheilan. ; il porte le matricule 51 de la classe 1916.

2 Né le 31 août 1897 à Ollières, fils de Marius, de Saint-Maximin, cultivateur à Ollières et de Rose Madeleine Coquillat

Ollières et son patrimoine.

Un cahier sur les édifices de culte et bâtiments ruraux à Ollières a été publié selon les récits précieux de Claudette et François Carazé.

Dans cet ouvrage, on parcourt au fil des pages, la richesse historique du patrimoine de la Commune d’Ollières.

Ci-après quelques photos du passé, qui racontent l’histoire :


L’histoire du Domaine des Terres de Saint Hilaire

Le lien ci-après vous permettra de parcourir l’histoire passionnante du domaine. Vous trouverez des photos historiques ainsi qu’un extrait du cahier de l’Association d’Histoire Populaire Tourvaine.

http://www.terresdesainthilaire.com…


La verrerie de Peyra-Ficha à Ollières (Var) (1520 – 1550)

Cliquez sur le lien pour en savoir plus :

D’après les actes de Gombaud ARBAUD, notaire à Saint Maximin